mercredi 8 novembre 2006
Qui suis-je?
Qui suis-je ?
Pourrais-je me définir simplement en décrivant mon apparence, mon sexe ou mes compétences ?
A la question : « qui êtes-vous ? » que répondrais-je si je tenais à dire l’exacte vérité ?
Je crois que pour être vraiment sincère et vraie, je devrais répondre à cette question très simple en apparence : « je ne sais pas ».
Qui sait qui il est ?
Nul ne peut dire qui il est, à moins de se mentir à lui –même en premier et aux autres par ricochet…
Il y a quelque temps, j’aurais conseillé à toute personne en quête spirituelle de rechercher et connaître d’abord qui il est.
Aujourd’hui je me rends compte à quel point ce conseil était à la fois judicieux et malicieux.
Judicieux car en effet connaître qui je suis est le moyen le plus sûr de parvenir à la vérité.
Malicieux car c’est un but impossible à atteindre par les voies communément connues.
Non pas que la vérité soit inaccessible. C’est la façon de la concevoir qui nous conduit à l’erreur.
Nous voyons cela comme si c’était une « chose » séparée de soi. Et je parle ici autant de qui je suis que de la vérité.
A partir du moment où nous devons décrire, concevoir quelque chose, nous avons besoin de prendre du recul par rapport à cela.
Et là se pose le problème…
Comment prendre assez de recul pour se contempler soi-même.
C’est exactement cette phrase que j’aime à répéter car elle reflète bien cette réalité : « l’œil ne peut se voir lui-même ».
L’œil c’est la conscience.
Et toi,
Que regardes-tu?...









